Simulation au cours de la formation d ’une séance d’écoute-conseil entre un patient et un clinicien
Après les actions sur la sauvegarde de l’environnement avec la promotion de la culture écologique ; la protection du domaine scolaire avec la sensibilisation des élèves sur les dangers de la consommation de la drogue ; la promotion de la cohabitation pacifique entre les Personnes Déplacées Internes et les communautés d ’accueil, le cap est mis sur un accompagnement mental des personnes victimes des traumatismes liés aux violences pour une meilleure cohésion sociale.
Au Cameroun, les personnes marquées par un passé violent et traumatisant semblent être lésées à leur propre sort, sans aucune prise en charge car ces situations de troubles sociaux ou de crises familiales sont souvent jugées taboues. Fort de ce constat, Foi et Justice veut en premier lieu renforcer les capacités des religieux(ses) et laïcs consacrés en vue d’une pastorale d’écoute-conseils plus efficace envers les personnes déplacées internes victimes des traumas psychosociaux. Ceci parce que l’église occupe une place importante dans la vie de ces populations et c ’est auprès d’elle que les personnes affectées par des traumas vont rechercher force, réconfort et même réparation.
2025 étant une année particulière pour l’Eglise catholique, Foi et justice veut marquer de son empreinte en inscrivant ces sessions d’ateliers de renforcement de capacités dans les cinq provinces ecclésiastiques du Cameroun comme activités marquant l ’année jubilaire. La première session a eu lieu à Bafoussam du 05 au 07 décembre 2024 et a concerné la province ecclésiastique de Douala. Ensuite du 16 au 18 janvier la province de Garoua et du 22 au 24 janvier 2025 la province de Bertoua. Les provinces de Yaoundé et Bamenda sont programmées respectivement du 12 au 14 février et du 20 au 22 février 2025. Une initiative qui va en étroite ligne avec le thème « Pèlerins de l’espérance » parce que ceux-ci sont amenés à partir sous les chemins de la réconciliation et la paix.
Ces ateliers sont également un moyen de développer chez ces religieux/ses, curés et vicaires de paroisse, catéchistes vers qui les victimes des traumas se tournent, des attitudes de proximité, d ’accueil, d’écoute soucieuse, de présence physique aux côtés de ces personnes en difficulté. Car "c ’est dans l’écoute que commence l’amour". Et le livre de (JC 2, 15-16) l’exprime clairement : « Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez -vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? »./.