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TRI,VALORISATION & RECYCLAGE DES DECHETS: ENCOURAGER CHAQUE JEUNE A DEVENIR TEMOIN DE CETTE CULTURE

SHEMA N°23

  Éditorial :  Œuvrons ensemble pour la culture écologique dans notre environnement immédiat !

 Aux amis du bulletin SHEMA : Novembre est par tradition ecclésiale, le mois dédié à la prière pour nos frères et sœurs défunts. C’est également, d’après le calendrier climatologique, le mois de cessation des pluies, de l’avenue du beau temps qui nous apporte la vitalité de la création. Pour marquer d’empreinte la beauté de celle-ci et le dynamisme des jeunes pour sa protection et sa sauvegarde, c’est autour de la culture de la prise au soin, déclinée essentiellement par la triple action : tri-revalorisation recyclage, que l’Association Foi et Justice Cameroun entend encourager chaque jeune à devenir témoin de cette culture afin de donner réponse aux nombreux problèmes liés à notre environnement immédiat. A cet effet, le 20 octobre dernier, c’était le tour du pôle d’observation Foi et Justice de la province ecclésiastique de Bertoua d’abriter le second salon sur l’environnement. Salon qui a permis de donner une visibilité aux premiers résultats du projet pilote de de sensibilisation et éducation à la protection de l’environnement en milieu jeune. Au menu, des thèmes de réflexion, la parole aux acteurs jeunes en faveur de l’environnement, exposition des produits issus de la revalorisation, du recyclage et même ceux de l’artisanat. Avec les articles de cette édition, nous espérons vous aider à enflammer vos cœurs afin qu'ensemble nous œuvrions pour un environnement sain dans sa biodiversité. Et cela ne sera possible qu’avec participation généralisée des acteurs des écoles, paroisses, et institutions sociales. Tous ensemble, puissions-nous aborder la question souvent posée aux jeunes : que se passerait-il si... ?./.

P.Simon Valdez NGAH MBESSA, Msscc

  

                                                                                                                

PROTECTION DE NOTRE MAISON COMMUNE: METTRE LA JEUNESSE A CONTRIBUTION POUR UNE CONVERSION ECOLOGIQUE

SHÉMA N°22

  Éditorial : Une conversion dans nos différents milieux de vie s'impose à nous !

Changer de regard pour ne plus considérer la nature comme une ressource distante de l'Homme et donc à exploiter abusivement, est une interpellation, voire un devoir qui s'impose à tout Homme. Plus que jamais, une mutation et une conversion dans le comportement dans nos différents milieux de vie : école, famille, paroisse, chez les amis, s'imposent à nous. Pour y parvenir, une certaine éthique de vie qui touche autant à la relation de l'Homme avec son espace de vie (nature) que dans sa relation avec son propre corps est nécessaire. Et la meilleure façon de créer cette conscience environnementale, pense que l'Association Foi et Justice, est à travers des bonnes habitudes, dit « éco gestes » qui démontrent avec ostentation la valeur de l'écologie, ici entendue comme la qualité des rapports entre les différents êtres et leur milieu de vie. C'est donc dans ce cadre de protection de l'environnement que Foi et Justice met en exergue la dimension diaconale de la Vie Consacrée qui est le service au monde. Ledit service, dans le cas échéant, consisterait à préparer les jeunes en vue de la construction d'un monde meilleur et un environnement sain qui repose tous sur une économie circulaire et dont le mais ultime est la préservation de notre « Maison Commune » avec une grande attention aux plus faibles, aux plus fragiles et aux plus petits. C'est dans cette veine que ce numéro, à travers ses articles propose aux lecteurs la règle des 05 « R » comme mesure pratique de protection de l'environnement. A la suite des éco gestes, certains articles explicitent les raisons qui poussent la Vie Consacrée à s'engager en faveur de cette conversion écologique. Entre autres, la trace de la présence divine dans chaque créature, la communion universelle avec l'ensemble du créé, la fraternité universelle, le don gratuit qui vient de Dieu, etc. Aussi, ces articles invitent d'une part, les jeunes à l'éveil de conscience et un engagement décisif en faveur de leur milieu de vie; et d'autre part interpellent également les détenteurs d'enjeux politiques comme religieux pour la consolidation des modules d'enseignement sur la protection de l'environnement dans les programmes d'éducation nationale et l'instauration dans les diocèses d'une année pastorale dédiée à la protection & à la sauvegarde de la création./.

P.Simon Valdez NGAH MBESSA, Msscc

  

                                                                                                                

SAUVEGARDE DE LA MAISON COMMUNE: S'ENGAGER POUR LA PROMOTION DE L'AGRO-ECOLOGIE

SHÉMA N°21

  Éditorial : La sécurité alimentaire est menacée !

Le désir d'obtenir d'abondants rendements agricoles par le biais d'usage d'engrais chimiques ou organiques, est une pratique qui n'échappe pas aux agriculteurs et paysans camerounais. Aussi, bien qu'ils stimulent la croissance des plantes, qu'ils leur permettent de résister à certaines maladies. Du fait de la faible quantité d'engrais organiques à leur disposition, nombreux sont les agriculteurs et les paysans qui se tournent vers les pesticides et les engrais chimiques, en raison de leur prix d'achat à portée de leurs bourses, mais aussi en raison de la rapidité de leur rendement sur les sols et les plantes où ils sont pulvérisés. Cependant, il se trouve que ces produits chimiques déversés dans le sol et sur les plantes de manière tous azimuts, s'infiltrent dans les produits agricoles et par conséquent, ont des effets néfastes pour l'environnement et la santé des consommateurs, constituant ainsi des menaces pour la sécurité alimentaire des peuples, car les produits issus de ce type de procédé agricole ne sont pas aussi sains et nutritifs comme nous l'imaginons. Il s'en suit que l'insécurité alimentaire créée par l'usage de ces engrais chimiques, devient donc un problème qui lie le destin de l'homme avec celui de son milieu environnant. Cela nécessite de ce fait, une réflexion systématique capable de mettre en évidence l'interrelation et l'interdépendance entre les engrais utilisés, la qualité de l'environnement et la vie humaine. C'est ce que cette édition de « SHEMA » se propose de mettre en lumière à travers les différents articles qui la composent. Ce numéro veut, éveiller les consciences de tous, notamment celle des paysans et agriculteurs afin qu'ils s'engagent à promouvoir l'agroécologie, à travers des bonnes pratiques comme l'utilisation des semences traditionnelles et des biofertilisants pour une gestion responsable et durable. des sols. Ce numéro aborde également la vie des pôles d'observation dans leurs actions de valorisation, d'intégration des jeunes filles et de cohésion sociale entre les communautés hôtes et les femmes déplacées internes. En si peu d'images, vous avez enfin un aperçu des activités d'éducation sur la protection de l'environnement avec les jeunes./.

P.Simon Valdez NGAH MBESSA, Msscc

  

                                                                                                                  

SAUVEGARDE DE LA CREATION: SENSIBILISER LA JEUNESSE CONTRE LE FLEAU DE LA CHICHA

SHEMA N°19

  Éditorial: La gloire de Dieu c'est l'Homme debout!

La lutte pour la protection et la sauvegarde de notre environnement passe aussi par la lutte pour le bien-être physique de l’homme parce que «la gloire de Dieu c’est l’homme debout» (Saint Irénée de Lyon). Avec l’homme, Dieu partage sa Gloire parce que c’est lui qui l'a formé de ses propres mains comme un être inférieur à un dieu (Gn 2, 7), il l'a couronné de gloire et de splendeur (Ps 8, 6). Cette splendeur en l’homme est donc manifeste dans son être naturel, dans un corps sain et non dans un corps détruit par la consommation des drogues et stupéfiants comme c’est le cas de nos jours dans les familles, les centres éducatifs, les communautés de vie, etc. Cette situation dangereuse, nous amène à nous pencher précisément sur la pipe à eau dite « chicha ». Alors qu’au mois de mars de l’année 2022, le Ministre en charge de l’Administration Territoriale, M. Paul ATANGA NJI interdisait la commercialisation et la consommation de la « chicha » sur tout le territoire camerounais, force est de constater, que sa pratique est courante. Dans les snacks bar de la ville de Yaoundé, sa commercialisation est effective et ses enjeux constituent un défi majeur pour les parents, les éducateurs et les autorités civiles. De l’autre côté, les opérateurs économiques et les consommateurs de cette substance semblent se passer de cette décision. Pour les premiers acteurs, la commercialisation de cette substance est adossée sur sa rentabilité, car elle stimule davantage plus de consommation d’alcool. Chez les consommateurs, plusieurs facteurs peuvent contribuer à la consommation et à l'abus de la chicha. En effet, la première consommation se produit souvent dans des contextes sociaux, où les substances comme l'alcool et les cigarettes sont facilement disponibles. En plus, l'utilisation continue peut être due à des insécurités ou à un désir d'acceptation sociale. Les jeunes peuvent se sentir indestructibles et ne pas considérer les conséquences de leurs actes, ce qui les amène à prendre des risques dangereux avec la chicha. Pour mieux comprendre ce phénomène, notre équipe de rédaction a recueilli des informations de terrain, auprès de certains tenanciers, afin de mieux exposer l’ampleur du phénomène. Dans ce numéro, vous trouverez également un extrait du discours du Pape François sur les drogues et dépendances, ainsi que l’écho de l’Antenne Cameroun Foi et Justice./.

P.Simon Valdez NGAH MBESSA, Msscc

  

                                                                                                                   

PERSONNES VULNERABLES: FAISONS PREUVE DE CONSIDERATION ET DE SOLIDARITE

SHEMA N°17

  Éditorial: Noël...Un temps pour réchauffer les cœurs et redonner de l'espoir aux plus vulnérables

En cette fin d’année, l’Église universelle célèbre la nativité de Jésus Christ, prince de la paix. C’est l’occasion de réjouissances dans de millions de foyers à travers le monde, mais aussi l’un des plus grands moments où l’humanité expérimente l’indifférence : La chaleur des maisons et des Églises, contrastant parfois avec la froideur des cœurs. En effet, le regard est difficilement tourné vers ceux qui ont une vie difficile. Ce numéro de SHEMA s’intéresse à deux catégories de ces personnes à savoir les déplacés internes et les réfugiés. Ces hommes, femmes et enfants qui ont dû quitter involontairement leur pays, leur région, pour s’installer loin de chez eux, ceci pour fuir les affres de la guerre, les catastrophes naturelles, la violence et toute autre forme d’oppression politique et économique. Le Christ lui-même a connu cette situation particulière avec son départ vers l’Égypte pour fuir la colère d’Hérode. Aujourd’hui, avec les crises que le monde en général et notre pays connais, que ce soit au nord, au sud ou à l’est, nul ne saurait ignorer le problème de ces personnes. Foi et justice se veut solidaire de ces quelques1.930.257 déplacés internes et réfugiés au Cameroun. Ce sont des personnes que nous croisons au quotidien, dans nos milieux de vie (école, marché, église, etc.). Compatriotes ou étrangers, ces personnes doivent faire l’objet d’une attention particulière de notre part et ne sauraient être traités comme des parias car ce sont des victimes. Garantir leurs droits à l’éducation, à la santé, au logement, à la terre, et à l’état civil devient une impérieuse nécessité. Pour bénéficier pleinement des grâces que l’enfant Jésus nous accorde en ce temps de noël, nous devons réchauffer nos cœur et redonner espoir au plus vulnérables car « Quand le Pauvre crie, le Seigneur entend »

 

P. Armel FOPA, O.Carm

  

                                                                                                                  

PROMOTION DE LA CULTURE ECOLOGIQUE: S'IMPLIQUER DAVANTAGE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CREATION

SHEMA N°18

  Éditorial: Cette réalité lugubre semble convertir la terre, notre "Maison Commune" en un immense dépotoir!

La réflexion sur la situation de notre pays en matière d’appel à la salubrité de nos villes et à la gestion écologique des ressources disponibles peut paraître un message répété et même abscons pour certains. Dans nos biosphères, nous assistons de plus en plus à plusieurs formes de contamination qui affectent aussi bien des personnes que des autres êtres vivants. Nos rues, caniveaux et même les chaussées sont parsemées de déchets de toute nature (ménagers, commerciaux, industrielles, cliniques, des déchets de démolition, etc.). Cette réalité lugubre semble convertir la terre, notre Maison Commune, en « un immense dépotoir », mettant en déroute le devoir originel de l’homme ; celui de cultiver et de garder le jardin d’Eden (Gn 2, 15) à lui confié. Cultiver entendu comme labourer, occuper, travailler, tandis que garder invite à surveiller, protéger, préserver, etc. Dans le souci de renouer avec la responsabilité de l’homme vis-à-vis de son environnement, ce numéro de SHEMA fait état d’une part, du cri de notre terre face aux multiples dégradations qu’elle subit, et d’autre part, il présente les différentes formes d’engagements responsable pour une gestion plus écologique et un recyclage à moindre coût des bouteilles plastiques. Enfin, vous y trouverez un écho d’antenne, un aperçu sur les dynamiques de mobilisation et de renforcement des capacités des pôles d’observation Bertoua et de Garoua en matière d’observation sur le fait social.

 

P. Simon Valdez NGAH MBESSA, Msscc

  

                                                                                                                   

RENTREE SCOLAIRE ET DROGUE EN MILIEU JEUNE

SHEMA N°16

  Editorial: Pas de rentrée pour la drogue!

En cette veille de rentrée scolaire, les regards sont tournés vers les parents qui se battent à trouver l’essentiel pour permettre à leurs progénitures de se rendre à l’école le jour dit. Cependant, les efforts et les sacrifices de ces millions de parents peuvent se voir réduire en cendre à cause de l’ampleur que prennent les drogues dans la sphère de la jeunesse camerounaise. Au quotidien, ces jeunes, scolarisés ou non, sont confrontés aux drogues au point que, seul un miracle permet à certains d’y échapper. Seulement, les industries de fabrication de ces « poisons » ne tarissent pas d’ingéniosité pour attirer de plus en plus de jeunes sur ce chemin de perdition qu’est la drogue. Ce numéro de SHEMA s’intéresse à cette friandise mortelle que sont les Whisky en sachet. Pullulant dans toutes les artères de nos cités et villages, ce produit nocif est non seulement accessible à tous, mais aussi très varié en terme de goût. Chaque victime y trouve aisément son compte. L’heure est grave! Les pouvoirs publics doivent réagir au plus vite pour stopper l’évolution macabre de cette potion dont on mesure à peine la dangerosité. A toutes les personnes consacrées engagées dans l’éducation de la jeunesse en cette nouvelle année scolaire, je vous souhaite beaucoup de courage dans l’accompagnement de vos apprenants contre tout ce qui pourrait les entrainer à toucher aux stupéfiants. Suscitez en eux le désir de protéger leur cerveau et poussez les à dire « Non à la drogue ! ».


P. Armel FOPA, O.Carm

                                                                                                                                 

                                                                               

DEPLACES INTERNES: ILS ONT BESOIN D'ASSISTANCE ET DE PROTECTION!

SHEMA N°15

  Editorial: Agir pour le droit de chaque citoyen!

Agir au côté des personnes en situation de vulnérabilité est une préoccupation permanente de l’association Foi et Justice. En effet, « la vie religieuse n’est pas uniquement dédiée aux œuvres de charité, mais elle est aussi une force de production et de protestation sociale qui s’inscrit dans la société du moment » (Sr. H. Danet). Les crises sociales et politiques que traverse le Cameroun depuis plusieurs années font de plus en plus de victimes. Il faut aujourd’hui s’interroger sur le statut des personnes déplacés internes, qui ont tout abandonné pour rechercher la paix et la sécurité.  Impossible de le faire sans protester contre les principes qui causent l’insécurité dans l’Extrême Nord et  dans le NOSO; contre l’abandon des personnes déplacées internes issue de ces crises et sans se lancer dans cette production sociale qui vise à améliorer leurs conditions de vie. Ce SHEMA invite à regarder le déplacé interne comme un citoyen à part entière mais avec des besoins particuliers relevant de la logique de  l’Etat de droit et non du droit de l’Etat. Dans « l’Etat de droit », le droit du citoyen, de chaque citoyen, est au cœur des politiques et de l’action gouvernementale».



P. Armel FOPA, O.Carm

 

                                                                                                                                 

                                                                               

PLAIDOYER POUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE FONCIERE AU CAMEROUN

SHEMA N°16

  Editorial: Notre engagement sur le foncier!

"La terre c’est la vie". se voulant être la voix des sans voix, Foi et Justice s’est engagée depuis sa création à défendre la cause des communautés victimes d’injustices socioéconomiques de tout ordre dont celles liées à la gestion de la terre. En effet, la forte sollicitation des terres pousse très souvent l’Etat à concéder de vastes parcelles aux grands investisseurs, ceci au détriment des communautés locales. Cet état des choses fait en sorte que la terre devient objet d’une prédation agressive, ce qui ne manque pas de créer des conflits. Quand ce ne sont pas les membres d’une communauté qui se déchirent devant les tribunaux pour la gestion de l’héritage foncier,ce sont les citoyens expropriés qui se rebellent contre l’administration en refusant de libérer leurs parcelles de terre. Même si la gestion du foncier reste l’une des principales causes de conflits, nous rappellerons toujours l’urgence d’une gestion apaisée pour que la terre devienne : une source, non pas de conflit, mais de renforcement de l’enracinement des populations dans la diversité traditionnelle de leur terroir ; un outil au service de la stratégie de développement à la fois à la production agricole locale pour l’autoconsommation et aux exportations, à la distribution de la richesse la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; et enfin le socle de la sécurité alimentaire et de l’identité des populations.

P. Armel FOPA, O.Carm

 

 Hot

                                                                                                                                 

                                                                               

GESTION DES TERRES: POUR LA RECONNAISSANCE DES DROITS COUTUMIERS

SHEMA N°14

  Editorial: 10 ans d'engagement!

2010 -2020, dix années déjà que l'association Foi et Justice a été créée pour lutter contre les injustices au niveau social et économique. Dix années d’engagement durant lesquelles elle a pu grandir et s’adapter aux défis de son temps. Parmi ces défis, la lutte contre l’accaparement des terres a toujours été en bonne place car dès notre création en tant qu’association, nous avons . Dix années d’engagement durant lesquelles elle a pu grandir et s’adapter aux défis de son temps. Parmi ces défis, la lutte contre l’accaparement des terres a toujours été en bonne place car dès notre création en tant qu’association, nous avons très vite réalisé les dangers cachés derrière une mauvaise gestion des terres ; et de l’absence d’une démarche inclusive dans ce domaine qui entrainerait inéluctablement un désordre social sans précédent.
De même que pour que ce « chaos » n’arrive pas, nous devions pousser l’Etat à bien jouer son rôle et à associer à lui, autant dans sa vision que dans sa démarche, les populations, tant au niveau national à travers les parlementaires, qu’au niveau local à travers les élus locaux et autorités traditionnelles. C’est de ces derniers dont il est question dans ce numéro de « SHEMA ». Ici, nous avons voulu insister sur le rôle et l’importance de ces « Gardiens des traditions » qui ont résisté à l’avènement de l’Etat moderne et qui, bien que dévalorisés et instrumentalisés, jouent un rôle notable dans la construction de la paix, la justice et la cohésion sociale. Pour la nouvelle année, nous émettons le vœux que Foi et Justice continue de contribuer, aux côtés des plus vulnérables, à apporter des changements et des solutions durables aux maux qui minent notre société, pour« une foi qui fait justice »./.


P. Armel FOPA, O.Carm

 

 

                                                                                                                                 

                                                                               

SAUVEGARDE DU PATRIMOINE FONCIER DES POPULATIONS AUTOCHTONES

SHEMA N°12 EDITION SPECIALE

  Editorial: Former et réformer pour protéger le droit à la terre!

Il est écrit dans Osée 4-6 «Mon peuple périt faute de connaissance...». Cette parabole s'applique bien aux populations autochtones du Cameroun, dont la méconnaissance des enjeux, des textes de lois et procédures en matière foncière les conduit très souvent à se voir spolier leurs terres, que ce soit par l'Etat ou bien par les élites de leur propre localité. Il faut dire que ces populations sont désarmées face à des règles éparses et inaccessibles pour elles. Ces lois dont il est attendu depuis plusieurs années déjà une réforme allant dans le sens de protéger davantage les terres contre les accaparements spéculatifs et de fluidifier tant matériellement que financièrement les procédures d'immatriculation des terres.

Ce contexte a pour effet pervers l'augmentation de la tension sociale dans les communautés entrainant des conflits qui échappent aux tribunaux, pour se retrouver sur le terrain de la violence populaire avec parfois des pertes en vies humaines. Il est donc urgent afin d'éviter une fracture sociale d’œuvrer à la formation du plus grand nombre sur les questions foncières afin que nul n'en ignore../.

                                                                                                                                 

                                                                               

GESTION DES DECHETS MEDICAUX DU COVID19 :UN IMPERATIF

SHEMA N°13

  Editorial: L’appel de la terre!

L’impact de la Covid19 n’est pas seulement sanitaire et économique. Il est aussi environnemental. Nous pouvons percevoir le lien entre la Covid19 et l’environnement à deux niveaux. A travers la pollution causée par les déchets médicaux issus de la prise en charge des patients et abandonnés dans la nature puis par l’efficacité des plantes médicinales dans la prévention et le traitement des infections à Coronavirus. Il est évident aujourd’hui que sans la pharmacopée traditionnel, beaucoup d’africains n’auraient pas survécus à la pandémie. Ceci nous oblige une fois encore à reconnaitre la pertinence de préserver certains espèces végétales et leurs écosystèmes. Les plantes médicinales et les milieux naturels qui garantissent leur saine croissance ont besoin d’être reconnu et protégé.
Nous avons voulu aborder de manière spécifique la gestion des déchets médicaux liée à la prévention et à la prise en charge des patients de la Covid19 au Cameroun. Si la production de tels déchets est inévitable, au regard de la technologie actuelle, leur gestion est cependant un impératif qui n’incombe pas uniquement aux seuls professionnels de santé mais à nous tous. C’est pourquoi ce SHEMA nous invite à entendre l’appel de la terre. Elle qui nous porte et nous soigne. Comprendre le cadre normatif de la gestion des déchets médicaux ainsi que l’impact de la mauvaise gestion de tels déchets sur les sols et l’air, nous aiderons certainement à prendre conscience du mal qui est ainsi fait à la terre et à agir. « Tout est lié», le mal que je fais à la terre, aussi petit soit-il, je le fais à moi-même, aux générations présentes et futures./.


P. Armel FOPA, O.Carm

 

                                                                                                                                                        

                                                                               

COMBATTRE LA PANDEMIE PAR L'ACTION ET DANS LA PRIERE

SHEMA N°11, Jan, Fev,Mar 2020

            Editorial: Défendre la vie.

Nous sommes confinés mais toujours  engagés pour la justice et la vie. La défense de la vie est un principe majeur de la dooctrine sociale de l'Eglise. Elle est au coeur de notre action. Défendre la vie c'est promouvoir la culture de la vie en créant des conditions génératrices de vie et en combattant tout ce qui s'oppose à la vie. La Covid 19 est la principale ennemie de la vie contre lequel les efforts de l'humanité sont orientés en ce moment. Au Cameroun, il a déjà fait des centaines de mort. Malgré le fait que comparativement à l'occident, la pandémie fait moins de morts en Afrique subsaharienne, elle y aggrave cependant la pauvreté et fragilise la vie.


Selon un rapport de l'institut national de la statistique du Cameroun, la pandémie du Covid 19 a entrainé la dégradation du niveau de vie de 60% de personnes, dégradation plus marquée chez les pauvres ; 88% au Nord-ouest, 77% au Sud-ouest  et 72% à Douala. Elle impacte aussi sur l'environnement avec l'augmentation des déchets médicaux à base du plastique. Face aux effets néfastes de cette pandémie sur la santé, l'économie, l'environnement et les rapports sociaux, défendre la vie, c'est s'engager à limiter la propagation du coronavirus. Ce nouveau numéro de Shema appelle à la responsabilité individuelle et présente la modeste contribution de la vie consacrée à travers Foi & Justice, visant à informer, sensibiliser et encourager au respect des gestes barrières dans les zones sensibles de la vie sociale, notamment les marchés./.

 

P. Armel FOPA, O.Carm

 

                                 

 

    

 

 
REPLACER LE BIEN ETRE COLLECTIF AU COEUR DE L'ACTION

SHEMA N°10, Oct, Nov,Dec 2019

Editorial: Poursuivre notre engagement.


A l’entame de cette nouvelle année, l’équipe Foi & Justice vous adresse ses meilleurs voeux. Elle souhaite vivement que 2020 soit une année de valorisation des droits humains au niveau local et international : reconnaissance des droits des personnes vulnérables (déplacées interne, femmes et enfants), des travailleurs et riverains des entreprises multinationales ; reconnaissance des droits des lanceurs d’alerte et des défenseurs des droits humains.
En effet, en 2019, les violations des droits humains ont bien été au coeur du débat politique et social au Cameroun comme dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne. Des observateurs font état de leur recrudescence due à des causes multiples. L’année 2020 présente des défis majeurs : la protection des droits humains avec une sensibilité élevée pour les personnes déplacées, les minorités, les femmes et les enfants ; la mobilisation et engagement en faveur de la sécurité alimentaire et du climat suivant les valeurs de l’Encyclique Laudato-Si.
Partager les expériences et agir ensemble est la clé de l’efficacité et de l’efficience. Dans cette optique, nous saluons l’engagement de nos membres (religieux, religieuses et laïcs), de nos partenaires et réaffirmons la détermination de Foi & Justice à oeuvrer avec eux pour la justice, la paix et la sauvegarde la création.

P. Armel FOPA, O.Carm

PERSONNES CONSARÉES ET DÉFENSE DES DROITS HUMAINS : S'ENGAGER POUR LE SALUT DE LA CRÉATION EN DANGER ...

 

SHEMA N°9, Juil - Sept 2019

Edito : Notre foi interpellée par les défis contemporains...
L’Amazonie en flamme rappelle l’urgence de prendre soin de ce poumon vert de la planète sans toutefois oublier le second que constitue le bassin du Congo. Les deux souffrent de nombreux maux causés par l’activité humaine. Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, l’approche chrétienne de l’écologie qui invite à la sauvegarde de la Création souligne, dans la perspective sotériologique, que l’Homme ne saurait avancer vers le Salut en Jésus Christ sans une responsabilité éthique vis-à-vis du reste de la création qui l’engage à en prendre soin. Le Salut est pour toute la création ! Le Synode pour l’Amazonie ouvre la voie à de nouvelles perspectives que nous devons nous préparer à accueillir pour agir en faveur de la planète. Ce numéro de SHEMA nous éclaire aussi sur la situation des déclarations des naissances au Cameroun sous le prisme des réalités vécues dans la ville de Soa en proie au poids des traditions et aux stratégies de socialisation mises en œuvre par les parents. Il donne enfin un écho de nos correspondants à Pikba sur l’accompagnement des déplacées internes et à Batouri où une religieuse nous partage son témoignage sur son engagement au sein du réseau Foi et Justice.

 P. Armel FOPA, O.Carm

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JEUNESSE EN DANGER - PAYS EN DANGER - OUI À LA VIE !

 

SHEMA N°4, Avril 2018

Edito : 
"Si tu dénoues les liens de servitude, si tu libères ton frère enchainé...", Nous connaissons bien la chanson. Cette pièce de notre répertoire ecclésial fait écho à la mission messianique de notre Seigneur telle que rappelée par Saint Luc : "Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance... renvoyer en liberté les opprimés ". Trouver les images contemporaines du captif et de l'opprimé est un défi pour tous les disciples. Bien souvent pourtant, nous le cherchons partout, sauf dans nos réalités domestiques : le prochain semble toujours ailleurs. Les Personnes consacrées et toute l'Eglise, nous invitent à regarder la réalité de nos soeurs, de nos frères, de nos enfants déplacés par milliers en quête de sécurité et de paix, de no élèves dont les écoles sont envahies par les drogues de toutes sortes.

Sr Varaline Fumbui, Sr Mary Kemjei et P. Samuel 

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L'EGLISE AU COEUR DES DÉFIS SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX

 

SHEMA No 8, Avr - juin. 2019

Edito : Notre engagement...
Nous venons de célébrer, le 6 juin 2019, la 47 ème journée mondiale de l’environnement sur le thème « pollution de l’air ». Le constat est alarmant. L’air est la principale cause de décès et de morbidité au Cameroun et l’OMS recommande des actions d’urgence pour protéger les popultions. L’air au Cameroun est 6 fois plus pollué que ce qui est normalement toléré selon l’OMS. Des faits qui interpellent nos consciences, nous replacent dans l’urgence de ne pas laisser sommeiller en nous le message de Laudato Si mais d’en faire, premièrement, un principe d’analyse et
d’interprétation des situations à risques pour l’environnement et, en second lieu, une force d’orientation pour nos actions présentes en faveur de la « maison commune ». Il s’agit bien de protéger notre espace vital en associant d’autres à ce effort. Ce numéro de SHEMA veut donner l’alerte et appeler chacun de nous à des gestes écologiques simples. L’alerte est également donnée sur deux problèmes : les faux médicaments et l’accès aux actes de naissance pour les enfants. Dans la suite du plaidoyer pour la sécurisation du domaine scolaire contre la circulation et l’usage non médical des substances psychoactives, nous revenons sur la formation et la mobilisation des élèves comme vecteurs d’information et de sensibilisation en milieu scolaire et familial.

P. Armel FOPA, O.Carm

 Hot

LETTRE AUX CORRESPONDANT(E)S

 

SHEMA N° 1, Juillet 2016

Chères amies et Chers amis,
L’Antenne de Foi & Justice Cameroun est heureuse de vous compter parmi ses Correspondants. Pour nous, c’est le signe de l’adhésion de votre Institut aux actions conduites au nom de la vie religieuse dans le domaine de la justice sociale et économique. Nous comptons faire route avec vous en vous tenant informé(e)s des questions sur lesquelles nous travaillons et sur les actions que nous menons au service de la justice. En attendant ces nouvelles de nos activités, il nous semble important que vous soyez informés aussi de ce que fait le Réseau international AEFJN dont nous sommes l'Antenne Camerounaise. C'est pourquoi nous vous adressons en pièce jointe le numéro des ECHOS d'AEFJN du mois de juin 2016. Nous vous invitons à lire particulièrement l’article intitulé « Les eurodéputés s’opposent à la Nouvelle Alliance sur la sécurité alimentaire et la nutrition » dont nous vous proposons ci-dessous un commentaire (voir page 2). Que pensez-vous de cette information ? Que vous inspire-t-elle ?...

P. Armel FOPA, O.Carm

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ENSEMBLE : LE FORUM DES CORRESPONDANT/ES

 

SHEMA N°2, Décembre 2016

Chères amies et Chers amis,
Ensemble, les religieuses et religieux du Cameroun se sont accordés pour ne plus passer en silence sur les routes jonchées de la misère d’hommes et de femmes meurtries par les injustices. Comment en effet traverser les rues encombrées de pneus incendiés, de jeunes criant à l’injustice, d’affrontements entre populations et forces de l’ordre, voire de cadavres, et venir à nos assemblées discuter de tout, sauf de ce que nous Comment en effet traverser les avons laissé dans ces rues ? Voilà le point de départ rues encombrées de pneus de la mission confiée à Foi et Justice par la Conférence incendiés, de jeunes criant à des Supérieurs Majeurs et Délégués du Cameroun l’injustice, d’affrontements (CSMDC) : "être la face de la Conférence sur les entre populations et forces de questions d’injustices"...

P. Armel FOPA, O.Carm

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L’AFRIQUE A PLUS BESOIN DE PARTENARIAT QUE D'UNE RELATION D'AIDE ...

 

SHEMA N° 07, janv - mars 2019

Edito : Notre mission commune...
Foi et Justice Cameroun a accueilli du 04 au 09 mars le P. Chika (cssp), Secrétaire Exécutif d’AEFJN. Durant son séjour, il a pu échanger avec l’équipe de coordination, visiter les populations de Nkan menacées d’expulsion puis partager la vision et la mission d’AEFJN le 06 mars avec les supérieur(e)s majeur(e)s réunis en Assemblée Générale à Mvolyé et avec les Correspondants les 08 et 09 mars. Ce numéro de SHEMA revient sur les thèmes centraux déterminant la mission d’AEFJN pour les trois prochaines années à savoir l’accaparement des ressources et la sécurité alimentaire. Bien comprendre ces notions est fondamental pour notre mission. Le cas de la SOCAPALM illustre bien les enjeux et l’impact de l’accaparement de la ressource terre et de l’agro-industrie sur la sécurité alimentaire et le bien-être des populations locales. Notre mission est de promouvoir un modèle économique et un système de production agricole capable d’améliorer de façon durable la vie des africains. Dans la rubrique « phénomène social » nous vous proposons un rendu de nos activités dans le cadre de la sensibilisation
contre la circulation et l’usage illicites des médicaments psychoactifs en milieu scolaire.

P. Armel FOPA, O.Carm

 
 
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