
Enfants pygmées Bakas scolarisés, du foyer de la communauté des Filles du Saint Esprit de Mbang ( Région de l'Est-Cameroun)
Notre foyer permet la stabilité des enfants pour un bon suivi dans les écoles et leur offrent une formation qui permettront d’avoir les mêmes chances de réussite que les autres enfants...
Depuis notre arrivée à Mbang en 2009. Nous avons fait une étude du milieu, nous avons remarqué que les Baka (Pygmées) ne vivaient qu’en forêt dans leurs campements, se contentant d’être utilisé comme travailleurs dans les champs des autres ethnies (Misimés, Bagantou, etc.). Comme rémunération pour leur travail, 2 ou 3 sachets de whisky frelatés d’une valeur de 150 à 300 FCFA, accompagné d’ un peu de nourriture.
Cette minorité exploitée à tous les niveaux, se déplace d’un campement à l’autre pour la chasse, la pêche, la cueillette et cherche « un job » à savoir; travailler dans le champs des autres juste pour à boire et à manger. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’enfants Baka ne pouvaient aller à l’école, faute d’acte de naissance. Nous avons pris le temps de sensibiliser les parents pour leur faire comprendre les biens fondés de l’école. Ils ont eu du mal au début, plusieurs s’échappaient pour retourner dans leurs campements en forêt.

Enfants pygmées Bakas pensionnaires du foyer de la communauté des Filles du Saint Esprit de Mbang
Mais depuis 2017, nos efforts semblent payer car les parents les envoient facilement au foyer d’accueil maintenant. Les enfants Baka commencent à aimer l’école et sont un peu plus stables. Ils viennent spontanément au foyer d’accueil et se sentent plus en sécurité chez nous. Lorsqu'ils ont un problème ou se sentent menacés par certaines personnes, ils viennent spontanément vers nous. Ils se confient facilement à nous et plusieurs viennent se soigner dans notre centre de santé. Les enfants aiment venir rester au foyer pour mieux suivre les études, car leurs parents sont souvent en forêt et ont l’habitude de marcher de campement en campement.
Seulement, depuis 02 ans, nous avons des difficultés pour les nourrir et pour payer leurs scolarité dans les lycées, les centres de formation et dans les écoles privées qui les accueillent. Un quelconque soutien sera le bienvenu pour aider à ce que ces jeunes Baka s’épanouissent aussi dans la société et se sentent reconnus comme citoyens à part entière./.