
Construites autour des années 1950 lors de la création de la Société par l’Etat du Cameroun, les logements de la SOCAPALM n’ont jamais connu de réaménagements substantiels. Même s’il l’on a vu sortir de terre quelques logements « modernes », construits par l’entreprise, la grande majorité des travailleurs de la SOCAPALM continue à vivre dans ces baraques vétustes et insalubres.
Depuis le temps que l’alerte a été donnée sur la situation des logements des travailleurs de la SOCAPALM, l’entreprise agit lentement pour faire sortir ses travailleurs de ces cases qui n’inspirent que dégoût et horreur. Parqués tels des animaux dans ces maisons fait de planches ayant déjà subit la rigueur de plus de 60 années d’intempéries, les travailleurs, en majorité sous-traitants et intérimaires, se voient amputés les frais de location sur leurs salaires. De plus à la moindre incartade, ceux-ci sont expulsés sans préavis avec leurs familles par les agents de sécurité de l’entreprise. Les Cadres de l’entreprise quant à eux, évitent soigneusement de s’installer dans les logements affrétés pour leur catégorie. Ils préfèrent habiter en zone urbaine, preuve supplémentaire du caractère « invivable » de la vie dans ces plantations d’huile de palme./.