Déplacés internes au Cameroun: La société civile préconise une gestion inclusive.
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20 Novembre 2020 Auteur 
Acteurs de la société civile en pleine réflexion pendant l'atelier
 

En date du 31.08.2020, on dénombre 321.886 personnes déplacées à cause de la crise Boko Haram et 679.393 personnes déplacées à cause de la crise anglophone.  Réunis autour d’un atelier de réflexion, les OSC ont posé les bases d’une stratégie commune pour un plaidoyer en leur faveur.


Les déplacés internes sont des personnes contraintes de fuir à l’intérieur de leur propre pays (d’une région à une autre), notamment en raison de conflits, de violences, de violations des droits humains ou de catastrophes naturelles. Au Cameroun, leur nombre sans cesse croissant est principalement dû aux crises du NOSO et de Boko Haram. En effet, les déplacés internes vivent dans des conditions difficiles, car ils ont dû abandonner leurs activités et leurs habitations. La plupart sont accueillis par des parents ; certains ont constitué des camps de fortune dans des zones presque arides comme c’est le cas à Poli dans la région du Nord. Cette situation engendre des besoins socioéconomiques et psychologiques énormes tels que l’accès aux services sociaux de base, aux terres cultivables et aux documents civils, un accompagnement psychosocial des victimes de violences basées sur le genre ou des traumatismes, des conflits avec la population d’accueil etc.

Présentation des travaux du brainstorming


PDI en alerte: les OSC s’impliquent…
Malgré le fait que Le PDI soit souvent méconnu de l’opinion publique, il est un citoyen à part entière qui doit bénéficier d’assistance et de protection en cas de conflits, car il est exposé et vulnérable  à toute forme de violence. Plusieurs organisations oeuvrent au quotidien pour assurer une meilleure prise en charge et insertion socioéconomique du citoyen. Dans cette optique, la commission Diocésaine Justice et Paix de Kumbo, administre des soins pour la santé physique, spirituelle et psychologique (coaching, counselling, startup capital). Dans la même lancée, l’ONG terre & Développement travaille à Yaoundé & Bertoua sur l’identification,le référencement et le suivi des cas de VBG (violence basée sur le genre). D’un autre coté, l’association Afrique Espoir basé à Maroua en partenariat avec  le PAIC (Programme d'Appui à Initiative Communautaire) opère dans la réhabilitation des  infrastructures sociales et l’établissement des actes de naissance, grâce aux jugements supplétifs dans la localité de Tourou. Par ailleurs, un projet organisé par le RECODH pour l’application des lois sur les peines alternatives en faveur des personnes vulnérables  est en pleine implémentation dans les villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam.«Les mineurs, les femmes,les  malades et les déportés internes, constituent  notre cœur de cible» indique Joseph Désiré ZEBAZE, président du RECODH.

Brève synthèse de quelques axes stratégiques
 

Mandater les OSC pour plus de crédibilité
Dans les principes directeurs énoncés par la communauté internationale, il incombe aux États de prévenir le déplacement, de protéger les personnes déplacées relevant de leur juridiction et de leur prêter assistance, et d’apporter des solutions durables à leur situation. Les États doivent en effet, disposer au niveau national de cadres normatifs et politiques, assortis des structures et procédures nécessaires pour leur mise en œuvre, qui leur permettent de répondre efficacement aux besoins et formes de vulnérabilité spécifiques des personnes déplacées. Malheureusement ceux-ci ne bénéficient pas d’une attention suffisante de la part des pouvoirs publics. C’est la raison pour laquelle dans le plan stratégique des OSC, figure des axes stratégiques pour la mise en œuvre d’une politique nationale en faveur des PDI. Il sera question ici de créer des bases pour réglementer le travail des OSC. A cet effet,« nous voulons travailler en synergie, car cette problématique des déplacés internes nécessite que nous gardions la flamme d’une dynamique au niveau local et global » projette P. Armel Fopa, coordinateur national de l’association F&J. Un challenge certes rude, mais pas impossible./.

 

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