Déchets médicaux mélangés avec les ordures ménagères
Les défaillances notées dans la gestion des déchets hospitaliers posent des préjudices notoires à la santé et à l’environnement .Si la prestation des services de santé dans la lutte contre la Covid19 améliore la santé et le bien-être général des populations, elle entraîne malheureusement la production de déchets potentiellement dangereux en l’absence d’une gestion appropriée.
Risques infectieux sur l’environnement
La gestion non durable des déchets médicaux entraîne la pollution des sols, à travers les débris déposés à même le sol à la merci des intempéries. Lorsque les déchets s’accumulent durant plusieurs jours, ils se développent des toxines, qui s’infiltrent dans le sol entraînant son appauvrissement et son infertilité. Au contact avec l’eau, il se forme un acide, appelé acide sulfurique, qui contribue à la dégradation des pierres luttant contre les érosions.
L'élimination des déchets par ensevelissement favorise le développement des micro-organismes nocifs, qui peuvent s’infiltrer et contaminer la nappe d’eau phréatique (si le site n'est pas conçu et/ou géré de manière appropriée). L’incinération des déchets médicaux à l’air libre dégage des gaz (monoxyde de carbone, composés organiques volatiles..), qui contribuent à la destruction de la couche d’ozone, avec pour conséquences le changement climatique et la destruction de l’écosystème.
Pour une gestion durable et écologique
L’article 42 de la loi-cadre du 05 août 1996 relative à la gestion de l’environnement stipule que « les déchets doivent être traités de manière écologiquement rationnelle, afin d’éliminer ou de réduire leurs effets nocifs sur la santé de l’homme, les ressources naturelles, la faune et la flore et sur la qualité de l’environnement en général ». Le recyclage d’articles potentiellement contaminés tels que le plastique et le métal des seringues et des aiguilles est pour le moment non recommandé dans la plupart des pays subsahariens à cause de la non disponibilité de technologies appropriées, du manque de formations spécifiques, ainsi que de procédures de gestion adéquates.

Exemple de bacs pour déchets médicaux utilisés
Le procédé le plus adapté est, le tri rigoureux des déchets médicaux pour une gestion sûre et durable. Il est recommandé d’installer des bacs dans tous les endroits où des déchets médicaux sont susceptibles d’être produits. La séparation des déchets dangereux des déchets non dangereux réduit de manière considérable, le risque d’infection des travailleurs qui manipulent les déchets de soins médicaux. La séparation se fait sur la base de la typologie des déchets. On pourrait ainsi avoir un bac pour les matières plastiques, les métaux... par exemple.En outre, les décharges sanitaires contrôlées sont préconisées car elles limitent la contamination du sol, des eaux de surface et de la nappe phréatique ainsi que la prolifération d’odeurs nocives./.