Éthique chrétienne environnementale: L’éveil de la conscience commence par des éco-gestes!
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01 Novembre 2023 Auteur 

  

Elèves de l'école de Djangané en train d'appliquer des écogestes

Parler d’éthique Chrétienne de l’environnement, c’est se référer à un ensemble de bonnes habitudes ou de comportements responsables, vis-à-vis de l’environnement, que l’homme en général et le chrétien en particulier adopte à la lumière des enseignements de l’Église en vue de la sauvegarde de la création. Cette éthique est davantage voulue autant dans la relation de l’homme avec son espace de vie (nature) que dans sa relation avec son propre corps. Car la dégradation de la création est double : elle touche à la fois la nature et le corps humain.

A mesure que passent les années la terre notre Maison Commune se dégrade et l’homme semble regarder ailleurs. À voir les changements climatiques présents, les villages dépaysés de manière vertigineuse, la disparition des espèces de la faune et de la flore, etc. tout porte à croire que le regard de l’homme est fixé ailleurs. Il semble ne pas se rendre compte à l’évidence des effets de cette dégradation dans sa vie sociale, économique et politique, parce que plongé dans un consumérisme obsessif, qui le pousse à consommer davantage.

En effet, le consumérisme renvoie à un « désir désordonné de consommer plus qu’il n’est réellement nécessaire », appuyé par une logique d’usage unique « utiliser et jeter ». Résultats de cette attitude : gaspillage (eau, électricité, nourriture) et achats compulsifs (vêtements, chaussures, sacs à mains bijoux, jouets, produits de beauté). Les conséquences de ce comportement sont également perceptibles au quotidien sur le plan macro à travers l’exploitation sauvage des ressources naturelles (or, diamant, cobalt, zinc, pétrole, etc.), les feux de forêt, l’abattage sauvage des arbres, la destruction des espaces verts, etc.

Les crises de l’écologie humaine

A côté de ces crises environnementales, on note également des dérives sur le corps humain. Avec l’avènement des réseaux sociaux, le constat est alarmant. Beaucoup de jeunes se livrent à des pratiques « anti-écologiques ». Le corps n'est plus considéré le « temple de l’Esprit Saint» (1Cor 6, 19) parce que soumis, autant chez les femmes que chez les hommes, à des pratiques de dénégation de leur corps, œuvre de la création de Dieu.

Quelques clichés des crises de l'écologie humaine(blanchiment de la peau)

Les jeunes en général, plus précisément les femmes sont devenues « esclaves de la mode ». Cela est perceptible à travers : l’usage permanent des artifices tels que les mèches, perruques, les faux cils, etc. au détriment de leurs cheveux naturels ; la pratique du décapage (communément appelé Ndjansan) et la chirurgie esthétique (implants mammaires ou fessiers…) sous l’influence des stars au détriment de l’acceptation de son identité culturelle. A cela s’ajoute également, des pratiques sexuelles déviantes prônées par certains jeunes (partouze, sextape, exhibition de notre corps sur la toile, homosexualité etc.), qui vont à l'encontre des règles de la nature et des lois établies par Dieu. Par de telles pratiques, expressions d’un procès contre Dieu Créateur, l’homme remettrait donc en cause la bonté et la beauté même de la création. Car dit le livre de la genèse, « Dieu vit que cela était bon » (Gn1, 31). Cela constitue également une destruction de l'écologie humaine.

Pour pallier ces différentes crises, il est temps, plus que jamais, que l’humanité toute entière adopte des éco-gestes, vive la fraternité avec la terre comme le recommande St François d’Assise. En réalité, il s’agit pour nous les humains de changer de regard, ne plus considérer la nature comme une ressource à exploiter en désordre, mais comme une créature divine voulue par Dieu. Ce qui exige la reconnaissance de la trace de Dieu dans chaque créature, puisque nous avons un même Père. Ces nouvelles habitudes requièrent par conséquent une « profonde conversion intérieure » (LS 217) ; elles appellent les chrétiens à voir quelque chose de divin en chaque créature, à discerner la présence du Christ au fond de chaque être et à établir de nouvelles relations plus fraternelles avec l’ensemble de la création (LS 221)./.

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