C’est alerté par des observateurs sur l’usage à des fins non-médicale des médicaments psychoactifs (Tramadol, diazépam, etc.) par les jeunes en milieu scolaire et notamment dans les internats que F&J, déjà investi sur les questions de faux médicaments, s’intéresse à ce phénomène dont l’ampleur mériterait aujourd’hui une attention soutenue.
A la suite de deux investigations (juin 2017) et de deux ateliers (17 janvier et 30 septembre 2017) de partage et de réflexion sur la consommation des drogues dans les établissements scolaires à Yaoundé, des recommandations soutenues par le rapport d’enquête ont été adressées à cinq ministères (Premier Ministère, Ministère de la santé publique, Ministère de l’éducation de base, Ministère des enseignements secondaires, Ministère de la promotion de la femme et de la famille). Les résultats de enquête faite par F&J ont servi d’exposé préliminaire à la rencontre du Comité Interministériel de Lutte Contre le Cannabis et autres drogues tenue le 20 Novembre 2017 dans les Services du Premier Ministre à laquelle ont pri part le P. Armel FOPA et la Sœur Hanne BEYECK.
Des émissions Radio et télé, des articles dans la presse écrite locale (Le Messager du 20 décembre 2017, La Nouvelle Expression du 14 janvier 2018, Mundo Negro d’avril 2018) et l’organisation d’une conférence publique, le 06 janvier 2018 à l’Université Catholique d’Afrique Centrale, sur le thème « Gestion du phénomène de drogue dans les établissements scolaire au Cameroun » ont permis de susciter un débat public sur le phénomène. Cette conférence avait aussi pour but de provoquer la rencontre d’acteurs impliqués sur le sujet pour un partage d’expériences et d’informations, de susciter l’attention des détenteurs d’enjeux et de développer une synergie pour aboutir à des solutions concertées et durables.
En alertant l’opinion sur la gravité du problème, F&J plaide pour la protection du domaine scolaire contre les médicaments psychoactifs en automédication, une réelle mise en œuvre des politiques d’accompagnement et de prise en charges des élèves confrontés à la drogue et une meilleure synergie entre les écoles, les OSC et les structures gouvernementales dans la prise en charge des élèves drogués.
Sont impliqués dans cette démarche : des Institutions gouvernementales (CNLD/Minsanté, Centre-La-Vie/CNLD, Délégation Régionale de la Jeunesse et de l’Education Civique de Yaoundé, des Organisations de la Société Civile (Justice et Paix Yaoundé et Mbalmayo, CALBRIL, ASSEJA, AJAC), des Enseignants-chercheurs de l’Université de Yaoundé I, des Institutions sanitaires (OCASC, CSC Bikop), des Institutions scolaires et des associations des parents d’élèves (SENECA, Collège Vogt, collège Bary, La Retraite,…).