Une beauté surexploitée…
Toute la région de l’Amazonie est envahie par des grands projets appelés développementalistes. La relation harmonieuse entre le Dieu Créateur, les êtres humains et la nature est rompue à cause des effets nocifs de la nouvelle politique d’extraction et de la pression des grands intérêts économiques. Tels intérêts économiques provoquent, l’intensification de l’abattage de la forêt, la pollution des rivières, des lacs et des affluents (à cause de l’usage excessif d’agro toxiques, de dérivés pétroliers et de l’exploitation minière légale et illégale). À cela s’ajoute le trafic de drogues qui, en plus de ce qui précède, met en danger la survie des peuples qui dépendent des ressources animales et végétales de ces territoires.
Le cri du peuple de Dieu…
Le cri des peuples indigènes arrivent à nos oreilles comme une supplication afin que nous luttions ensemble pour une écologie intégrale. Ils ont formulé leurs vœux en ces termes : « nous les autochtones de Guaviare (Colombie) nous faisons partie de la nature car nous sommes eau, air, terre et vie de l’environnement créé par Dieu. Par conséquent, nous demandons que cessent les mauvais traitements et les exterminations de la “ Mère Terre ”. La terre a du sang et saigne en ce moment, les multinationales ont coupé les veines de notre “ Mère Terre ”. Nous voulons que notre cri autochtone soit entendu dans le monde entier ». Dans son Discours à Puerto Maldonado, Pérou, le 19 janvier 2018, le Pape François a appelé au changement du paradigme historique selon lequel, les États considèrent l’Amazonie comme une réserve de ressources naturelles, plus importantes que la vie des peuples natifs et sans considération pour la destruction de la nature.

Synode pour l’Amazonie : l’espoir de l’humanité
Le 15 octobre 2017 le Pape François a annoncé la tenue d’un Synode à Rome du 6 au 27 octobre 2019, sur le thème « Amazonie : de nouveaux chemins pour l'Église et pour une écologie intégrale ». Ce synode, nait de la grande sensibilité du Pape pour les questions environnementales exprimée dans son encyclique Laudato Si.Cette réunion «n’est pas une réunion de scientifiques ou de politiques», ni un Parlement, mais «un travail de communion guidé par l’Esprit Saint». Ilaura pour but d’identifier de nouvelles voies pour l'évangélisation des populations originaires, la résolution de la crise de la forêt amazonienne et la formulation de perspectives d'un avenir serein qui prend en compte le respect de leurs droits.
Nous vivons dans un village planétaire, ce qui se passe dans une partie de la planète dans le micro, influence le tout, « nous sommes tous interconnectés » rappelle le pape François. Ce synode sera l'occasion, pour nous, en tant que chrétiens, de prendre d'avantage conscience des grands défis de la mondialisation. Les causes des problèmes en Amazonie sont des problèmes, des défis transversaux qui imprègnent notre champ d’action de nos différents ministères et dans toutes régions dans le monde.