Protection des droits et ressources des peuples autochtones :La nécessité impérieuse de relever le défis !
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14 Janvier 2020 Auteur 
 
 
Canada, RDC, Inde, Indonésie, Norvège, Panama, Etats-Unis, Colombie, Russie, sont là quelques pays qui ont adopté des instruments juridiques forts pour protéger les droits des peuples autochtones contre les accaparements de terres. À travers cet extrait d’une publication du Département de l'information des Nations Unies, découvrons les enjeux et les défis de ce type de mesure qui peut s’avérer salvatrice et inspirante pour le Cameroun…
 

Les peuples autochtones possèdent de profonds liens spirituels, culturels, sociaux et économiques avec leurs terres, leurs territoires et leurs ressources, lesquels constituent la base de leur identité et de leur existence même. Leur tradition de droits collectifs sur leurs terres et leurs ressources (par l'intermédiaire de la communauté, de la région ou de l'État) contraste avec les modèles dominants de propriété individuelle, de privatisation et de développement. Il existe une reconnaissance croissante du fait que l'avancée des droits collectifs des peuples autochtones sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources contribue à leur bien-être, mais également au bien collectif, en s'attelant à des problèmes tels que les changements climatiques et la perte de la biodiversité. Les terres autochtones représentent environ 20 % de la surface terrestre et contiennent 80 % de la biodiversité qui subsiste dans le monde, ce qui indique clairement que les peuples autochtones sont les protecteurs les plus efficaces de l'environnement

Défis : Dans de nombreux pays, les droits collectifs des peuples autochtones ne sont cependant pas reconnus, ou les procédures nécessaires (telles que la cartographie des ressources, la démarcation et la délivrance de certificats) ne sont pas appliquées. Même lorsque les peuples autochtones ont obtenu une protection juridique ou des titres de propriété relatifs à leurs terres et à leurs ressources, une application insuffisante des lois ainsi que des lois contradictoires entraînent souvent de facto un déni des droits des peuples autochtones. Surtout, l'État ou les entreprises mettent régulièrement en place des projets tels que des barrages, des autoroutes, des exploitations minières ou forestières, des monocultures ou des plantations destinées aux biocarburants, sans avoir obtenu le consentement préalable, libre et éclairé des peuples autochtones.

Bien que des décisions positives aient été prises par les tribunaux et les organes chargés des droits de l'homme en matière de gestion des terres et des droits des peuples autochtones, des cas de dépossession de terres et de ressources, d'expulsions ou de déplacements forcés, de déni des droits fonciers et la violence qui les accompagne constituent une réalité pour les communautés autochtones à travers le monde. Les défenseurs des droits de l'homme qui sont chargés de défendre leurs droits ainsi que leurs terres, leurs territoires et leurs ressources sont régulièrement victimes de violence. Sans la reconnaissance complète et la mise en oeuvre de leurs droits sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources, il est peu probable que les peuples autochtones bénéficient du Programme de développement durable à l'horizon 2030, lequel a pour objectif de « ne laisser personne pour compte »./.
 
 

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