
Les peuples autochtones possèdent de profonds liens spirituels, culturels, sociaux et économiques avec leurs terres, leurs territoires et leurs ressources, lesquels constituent la base de leur identité et de leur existence même. Leur tradition de droits collectifs sur leurs terres et leurs ressources (par l'intermédiaire de la communauté, de la région ou de l'État) contraste avec les modèles dominants de propriété individuelle, de privatisation et de développement. Il existe une reconnaissance croissante du fait que l'avancée des droits collectifs des peuples autochtones sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources contribue à leur bien-être, mais également au bien collectif, en s'attelant à des problèmes tels que les changements climatiques et la perte de la biodiversité. Les terres autochtones représentent environ 20 % de la surface terrestre et contiennent 80 % de la biodiversité qui subsiste dans le monde, ce qui indique clairement que les peuples autochtones sont les protecteurs les plus efficaces de l'environnement…
Bien que des décisions positives aient été prises par les tribunaux et les organes chargés des droits de l'homme en matière de gestion des terres et des droits des peuples autochtones, des cas de dépossession de terres et de ressources, d'expulsions ou de déplacements forcés, de déni des droits fonciers et la violence qui les accompagne constituent une réalité pour les communautés autochtones à travers le monde. Les défenseurs des droits de l'homme qui sont chargés de défendre leurs droits ainsi que leurs terres, leurs territoires et leurs ressources sont régulièrement victimes de violence. Sans la reconnaissance complète et la mise en oeuvre de leurs droits sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources, il est peu probable que les peuples autochtones bénéficient du Programme de développement durable à l'horizon 2030, lequel a pour objectif de « ne laisser personne pour compte »./.